Evolution de la pénurie de médecins généralistes sur le territoire de santé de Cholet entre 2005 et 2025.
Cartes réalisées à partir des données de J.M. Macé. La menace des déséquilibres régionaux. Presse de Sciences Po 2006.
Un territoire de santé "très fragilisé" dispose d'une densité médicale inférieure à 110 médecins généralistes pour 100 000 habitants avec un taux de remplacement (départ à la retraite/installation de nouveaux médecins) inférieur à 20%".
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- Un territoire peu attractif
Il faut dire la vérité même si elle est désagréable à entendre. Dans le secteur médical, comme dans de nombreux autres, il existe une réelle difficulté à garder ou à faire venir des professionnels très qualifiés sur le Choletais.
C'est l'ensemble de nos infrastructures, pas seulement nos centres commerciaux, que nous devons faire évoluer. Promouvoir l'image de notre territoire via des campagnes de promotion principalement destinées aux Choletais ne suffira pas. Il faut travailler sur le fond, arrêter le nombrilisme et la politique de l'autruche. Regardons les choses en face, sans dramatiser.
A l'inverse d'autres villes, Cholet ne parvient pas à compenser le manque de médecins généralistes et de professionnels de santé des territoires ruraux qui l'entourent. Cholet ne parvient pas non plus à attirer les médecins hospitaliers dont la population a besoin.
Nous devons chercher à développer d'autres stratégies.
Le territoire de santé de Cholet est l'un des plus importants territoires de santé "fragilisés de l'ouest de la France en 2010: manque de généraliste, de spécialistes et d'infirmiers. de plus, dans la médecine hopspitalière, de npmbreux secteurs sont sous tension.
- Concernant la médecine de ville, le territoire de santé de Cholet manaque de médecins généralistes, mais aussi de spécialistes ( un spécilaiste libéral pour 2479 habitants contre 1612 au niveau d ela région) et d'infirmiers ( un infirmier pour 2289 habitants contre 1990 dans la région).
Dans son article La menace des déséquilbres régionaux, ( Sciences Po 2006), J.M. Macé souligne le manque d'attractivité de ces zones: "La faiblesse des taux de remplacement de médecins généralistes est liée à un aspect répulsif de ces zones gégraphiques: manque d'infrastructure, d'emploi pour le ou la conjointe, etc" Cependant, concernant la médecine générale;, la ville de Cholet ne peut pas être elle même considérée comme 'fragilisée'. Avec 85 généralistes ( tous types confondus ) pour 54 632 habitants, Cholet se situe tout juste à la moyenne nationale.
Notons que les autres grands territoires de santé qui entourent le Choletais ( Angers, Nantes et La Roche sur Yon) ne sont heureusement pas aussi fragiles que le nôtre. En revanche d'autres secteurs plus ruraux, au nourd-ouest de notre territoire et le secteur nord des Deux-Sèvres sont en voie de fragilisation.

En médecine hospitalière,
de très nombreux secteurs sont sous tension.
Les consultations douleur devaient se mettre en place à parti de l'automne 2009 mais aucun médecin n'a pour l'instant accepté le poste à l'hôpital de Cholet.
Pour
l'ophtalmologie, le
Projet Médical du Territoire de Cholet ( Juin 2008) indique qu'au sein de l'hôpital,
"la permanence des soins est organisée, mais fragilisée par un effectif variant de 1 à 2 praticiens". Les choletais sont donc contraints à se diriger vers la clinique.
Aucun médecin hospitalier
en dermatologie n'a de poste à Cholet, ni à l'hôpital ni à la clinique! Quatre dermatologues libéraux assurent heureusement des avis médicaux internes à l'hôpital. En médecine de ville, après deux départs à la retraite en deux ans, la situation devient difficile. Il faut aujourd'hui entre deux et trois mois pour obtenir un rendez-vous.
En ce qui concerne
la radiologie ( scanner , IRM etc ) , le Projet Médical du Territoire de Cholet indique que ce territoire a des
"difficultés à recruter des radiologues dans le secteur libéral et encore plus dans le secteur public". Le Projet Médical interroge :
" Quid de l'avenir de l'imagerie médicale sur le territoire de Cholet si le Centre Hospitalier de Cholet ne peut plus assurer la permanence des soins?" et constate
"l'impossibilité de répondre dans des délais satisfaisants aux demandes des patients: attente d'un mois pour un scanner et d'un mois et demi pour un I.R.M. à la polyclinique du Parc, d'un mois et demi pour le scanner et l'I.R.M. au Centre Hospitalier de Cholet".
Avec les départs en retraite prévus, Cholet risque d'être sinistré pour
la pneumologie d'ici peu de temps. A l'hôpital, il n' y a plus de médecins titulaires en
neurologie, mais uniquement des remplaçants.
Quant à
l'urologie, ce secteur n'existe pas à l'hôpital de Cholet. Seule la clinique en bénéficie.

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